En 1093, le pape Urbain II établit à Tongre une confrérie. Le 20 avril 1524, à la demande du curé de l’époque, Damien Bourlart, quinze cardinaux confirment par un brevet, la confrérie et les avantages qui sont accordés à ses membres. Au XVIIe siècle, Urbain VIII, InnocentX et Clément IX font de même. De nombreuses indulgences sont réservées aux confrères et aux pèlerins qui s’acquittent d’un certain nombre de pratiques religieuses.

Cette antique confrérie existe toujours. Elle à connu jusqu’à 8000 membres !

Les membres de la confrérie jouissent des avantages suivants :

  • De nombreuses indulgences plénières et partielles;
  • De 150 à 200 messes célébrées pour les membres vivants et défunts
  • A la mort de chaque confrère, une messe pour le repos de son âme (si la confrérie est avertie du décés)

La confrérie est gérée par :

Mr le Doyen Patrick Willocq : directeur

Mr Jean-Claude Quintard : président,

Mr Claudy Demarez : trésorier,

M. Eugène Massinon,
Mme Marie-Henriette Echterbille,
Mme Joëlle Hennemanne,
M. Claudy Demarez,
M. Adrien Dupont,
M. Yannick Letellier

STATUTS DE LA CONFRÉRIE NOTRE-DAME  DE TONGRE

 

1) Le membre de la Confrérie participe aux grandes démarches de pèlerinage qui se déroulent à la basilique le jour de la Chandeleur et au mois de septembre. Il vient régulièrement chercher auprès de Notre-Dame de Tongre, le recueillement nécessaire dans une vie agitée, la lumière et la force pour traverser des problèmes difficiles, l’affection d’une Mère attentive.

 

2) Le membre suit l’exemple de la Vierge Marie en prenant ses sentiers d’humilité et de don de soi. Il accueille comme elle la volonté de Dieu et y répond généreusement. Il contemple le Fils qu’elle présente à Tongre et découvre en Lui, comme le fit le vieillard Siméon, non seulement le Messie, le Libérateur, mais aussi  » La Lumière pour éclairer les nations ». C’est dans cet esprit qu’il prie régulièrement le chapelet et médite les mystères du Rosaire.

 

3) Le confrère tient à mener une vie authentiquement chrétienne. Comme Jésus, il aime par-dessus tout son Père des Cieux et le prie quotidiennement. Comme Jésus, il a pour les autres un amour fait de patience, de pardon, de liberté, d’initiative. Il ne fait pas de l’argent et du plaisir l’essentiel de sa vie. Pour lui, les biens qu’il possède, comme ses talents d’ailleurs, sont des richesses à partager pour pouvoir vivre sur terre avec plus de justice et de bonheur.

 

4) Le membre de la Confrérie prend au sérieux le baptême qui l’a fait membre de l’Eglise pour toujours. Il en retrouve régulièrement le dynamisme en vivant le sacrement de réconciliation. Il participe le dimanche à l’assemblée des baptisés; Notre-Dame y a toute sa place. Il garde en haute estime les autres sacrements, sachant qu’à travers eux, la grâce de Dieu vient le rejoindre.

 

5) Le confrère sait qu’il fait partie d’une fraternité dans laquelle chacun peut compter sur les autres. Il prie donc régulièrement pour les autres confrères, et s’unit de cœur et si possible de corps, à la messe qui, chaque mercredi, est célébrée pour les membres de la Confrérie. Il s’unit également à celle qui est célébrée lors de la mort d’un confrère.

 

6) La vie de la Confrérie est placée sous la direction du curé de Tongre Notre-Dame, assisté d’un comité de 7 membres. Chaque membre de la Confrérie y participe financièrement et reçoit régulièrement « La Petite Voix de Tongre »  qui lui

apporte réflexion et informations.

 

7) La Confrérie existe à Tongre depuis 1093 et ses statuts ont été approuvés par le pape Urbain Il. Une bulle du pape Urbain VIII en 1629, et un rescrit du pape Grégoire XVI, l’ont enrichie de nombreuses indulgences. Une indulgence plénière est accordée le jour de l’entrée dans la Confrérie, le jour de la Chandeleur et un des jours du mois de septembre, aux confrères qui, après avoir reçu le sacrement de Réconciliation et l’Eucharistie, prieront dans la basilique de Tongre aux grandes intentions de l’Eglise et du Pape. Elle leur est également accordée au moment de leur mort s’ils invoquent le nom de Jésus. Une indulgence partielle est accordée dans les mêmes conditions, aux grandes fêtes de Notre-Dame.

 

J’approuve de grand cœur les statuts de la

Confrérie Notre-Dame de Tongre

Tournai, le 17 septembre 1993

† Jean Huard, évêque de Tournai.